Analyser ses consommations avec les DJU

Le suivi des consommations est la première étape indispensable pour adopter une stratégie sur le patrimoine bâti et mettre en œuvre des actions ciblées de maîtrise de l’énergie. Pour analyser les consommations de chauffage en tenant compte de la rigueur climatique, les degrés jours unifiés constituent un outil essentiel

Qu’est-ce-que les DJU ?

Le Degré Jour Unifié est une valeur représentative de l’écart entre la température moyenne d’une journée et un seuil de température. Ce seuil est généralement fixé à 18°C. On parle alors de DJU base 18. Ainsi, pour une exploitation de chauffage, on s’intéressera aux DJU déficitaires, calculés à partir de températures inférieures à la base fixée.

                                              DJU base 18°d’un Jour J  = 18 – ((Tmax-Tmin)/2)

Plus le nombre de DJU est élevé, plus le climat a été froid sur la période considérée.
On observe sur le graphique en haut que l’hiver 2013/2014 a été l’hiver le plus doux depuis 2007. Inversement, l’hiver 2012/2013 a été le plus rigoureux.

Comment pondérer les consommations en fonction du climat ?

La correction climatique consiste à pondérer les consommations de chauffage sur la base des données climatiques annuelles de la station météo. L’objectif est de rendre les années comparables entre elle, quelle qu’ait été la rudesse de l’hiver. En ramenant les consommations de chauffage à un climat de référence, caractérisé par les DJU, on supprime ainsi les variations imputables à la rigueur climatique.

Consommations corrigées = consommations x (DJU de référence/DJU de la période de consommation considérée)

Voici par exemple les consommations de chauffage d’un bâtiment sur les 3 dernières saisons de chauffe. En tenant compte de DJU de référence d’une valeur de 2500, on obtient les consommations pondérées suivantes :

 

Année

2011/2012

2012/2013

2013/2014

Consommation réelle (kWh)

3 500

4 250

3 430

DJU de la période

1 954

2 372

1 824

Consommation à climat constant (kWh)

4 478

4 479

4 701

La consommation réelle d’énergie en 2012/2013 est la plus importante en raison de la rigueur climatique. Toutefois, si l’on calcule en climat constant, c’est-à-dire en pondérant les consommations en fonction de la rigueur climatique, on s’aperçoit qu’en 2013/2014, le bâtiment a consommé plus que la normale.

 

Le rôle de l’ALE

L’ALE accompagne les collectivités dans leur suivi des consommations et dépenses du patrimoine en leur fournissant des outils et moyens d’analyse. Suivre les consommations du patrimoine bâti est une première étape indispensable pour comprendre les disfonctionnements et besoin des bâtiments et mettre en œuvre un programme d’actions ciblées.