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Les nuits de la thermographie réalisées cet hiver par l’Agence Locale de l’Energie

Envie de mettre un peu de couleur dans vos soirées hivernales ? Une caméra thermique vous montre en rouge les parties chaudes, en jaune et vert les plus tièdes et en bleu les parties froides de votre bâtiment. De quoi découvrir les vertus et vices cachés de votre habitation ! Comme tous les hivers, l’Agence Locale de l’Energie propose des initiations à la lecture d’une caméra thermique, outil pratique et ludique à la fois pour ceux qui sont à la recherche des déperditions de chaleur de leur bâtiment.

Par où la chaleur s’échappe-t-elle des bâtiments ? Comment y remédier ? Les parcours urbains nocturnes du 13 décembre et 31 janvier derniers, organisés en coopération avec les villes de Sèvres et Chaville ont permis aux participants de comprendre l’intérêt d’une isolation performante. Accompagnés par un conseiller énergie de l’ALE équipé d’une caméra thermique, les Sévriens et Chavillois ont ainsi pu analyser des maisons individuelles, copropriétés et bâtiments publics le long de leur balade. Pour tout ceux qui auraient manqué l’occasion, inscrivez-vous vite : une troisième « nuit de la thermographie » sera organisée à Ville-d’Avray le mercredi 22 février prochain. 

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La caméra thermique détecte la chaleur des matières dont la température excède 0°K (0 Kelvin correspond -273°C), car elles émettent un rayonnement infrarouge lié à leur température de surface. La thermographie est sensible aux conditions climatiques extérieures. Pour permettre une analyse des images, les prises de vues doivent s'opérer durant les saisons hivernales avec une différence importante entre les températures intérieures et extérieures (au moins 10°C) et sans précipitations et en absence de brouillard et de vent, tôt le matin ou en soirée pour éviter le réfléchissement des rayonnements solaires.Le capteur mesure et quantifie ce rayonnement qui est traité numériquement et convertit en une température pour produire une image thermique. Une palette de couleurs symbolise les différentes plages de températures relevées sur le thermogramme, faisant apparaître les zones de déperditions.

La thermographie est sensible aux conditions climatiques extérieures. Pour permettre une analyse des images, les prises de vues doivent s'opérer durant les saisons hivernales avec une différence importante entre les températures intérieures et extérieures (au moins 10°C) et sans précipitations et en absence de brouillard et de vent, tôt le matin ou en soirée pour éviter le réfléchissement des rayonnements solaires.

Mais même en conditions idéales, les images thermiques sont pleines de pièges qu’il est important de connaître pour pouvoir interpréter les résultats correctement: une maison est-elle bien isolée, ou seulement non chauffée ? Un endroit du mur qui paraît plus chaud cache-t-il un radiateur, ou est-il mal isolé ? Et bien sûr en thermographie intérieure les couleurs seront inversées. Ainsi, le même défaut d’isolation sera vu de l’extérieur comme une fuite de chaleur et donc rouge alors qu’en intérieur il se traduira par une « entrée de froid » et donc bleu. Les nombreuses questions des participants ont donné lieu à des échanges pertinents, portant tant sur l’isolation des bâtiments que sur les aides financières mobilisables pour réaliser des travaux.

En salle, après une pause café pour se réchauffer, les discussions se sont poursuivies lors d’une analyse par le conseiller énergie des images thermographiques variées. Enrichissante et dans une ambiance conviviale, cette animation a pu sensibiliser les participants aux enjeux et apports d’une thermographie de façade. 

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