Evolution du prix de l'énergie

En France, plus de 90% de la consommation d’énergie primaire dépend de sources d’énergie non renouvelable. Ainsi, l’électricité non renouvelable (41,5% de la consommation primaire totale), le pétrole (30,3%) et le gaz (14,8%) représente les trois principales sources d’énergie. En 2012, la légère poussée des énergies renouvelables thermiques et de la valorisation des déchets ont fait reculer la part du pétrole et du gaz naturel d’environ 1 point. Toutefois, la consommation d’énergie primaire en France reste fortement dépendante des énergies non renouvelables, avec une incidence non négligeable sur la facture d’énergie.

Selon le code de l’énergie, les tarifs réglementés de vente  de l’électricité et du gaz doivent couvrir le coût comptable de la production et de la fourniture de ces énergies. La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) évalue régulièrement les coûts de production et de commercialisation des fournisseurs historiques concernés par les tarifs réglementés, afin de veiller au bon respect du code de l’énergie.

Ainsi, en dix ans, les tarifs verts de l’électricité ont augmenté de 40% ; le prix du gaz a plus que doublé (119% pour le gaz STS et 108% pour le gaz B2S). Tandis que le charbon a pris 55 % d’augmentation, et celui du fioul a quasiment triplé (+195%).

Cela signifie qu’en moyenne annuelle, le fioul a pris 22% d’augmentation, le gaz naturel environ 12%, le charbon 7% et l’électricité entre 4 et 5%. On observe en 2013 une légère baisse des prix du gaz, et fioul. Le bois reste l’énergie la moins chère.

Pour l’électricité, l’évolution constatée s’explique par les augmentations combinées des coûts de production, c’est à dire des charges résultant essentiellement des achats de combustibles et d’électricité au prix du marché de gros, ainsi que de l’augmentation des charges de capital. Ces dernières correspondent essentiellement aux visites décennales sur le parc nucléaire, au remplacement des gros composants qui arrivent en fin de vie et à la mise en œuvre des prescriptions de sécurité émises par l’autorité de sûreté nucléaire. A cela viennent s’ajouter l’augmentation des coûts fixes de production (charges de personnel et à l’achat de prestations de maintenance des centrales) ainsi que l’augmentation des coûts liés à l’activité commerciale.

L’évolution du prix du gaz et du fioul s’explique par l’augmentation des coûts d’approvisionnement ainsi que des coûts hors approvisionnement (coûts d’accès aux infrastructures gazières, coûts de gestion).

Fin 2013, l’électricité reste ainsi l’énergie la plus cher devant le gaz naturel et le fioul. Le bois étant l’énergie la moins chère.

Depuis le 1er juillet 2007, tous les consommateurs peuvent choisir librement leur fournisseur d’électricité ou de gaz naturel. Toutefois, cette ouverture du marché n’a pas permis de réduire les prix de l’énergie pour les consommateurs.

Dans le cadre de l’ouverture du marché du gaz et de l’électricité à la concurrence et afin de se mettre en conformité avec le droit européens, les tarifs réglementés sont amenés à disparaitre progressivement d’ici la fin 2015 pour les consommateurs non résidentiels.

Si vous êtes soumis au code des marchés publics ou à une procédure obligatoire de mise en concurrence, il est nécessaire d’anticiper et de lancer dès à présent la procédure de choix pour éviter de subir une interruption de fourniture de gaz au moment de la disparition des tarifs réglementés.